Protéger les grandes cultures contre leurs bioagresseurs
de manière bio-inspirée

Cearitis protège vos cultures

L’entreprise Cearitis propose une technologie innovante pour lutter contre des bioagresseurs du milieu agricole sans utilisation de pesticides. La stratégie de lutte repose sur deux principes : l’écologie chimique du bioagresseur et un système appelé « push-pull ».

L’écologie chimique est une science spécialisée dans l’étude des interactions entre les organismes et leur environnement physico-chimique. Ces interactions attractives ou répulsives, régissent entre autres le comportement ovipositeurs et insectes femelles. Cearitis intègre les médiateurs chimiques naturels dans un système répulsif (push) couplé à un piège fixe attractif (pull) pour lutter efficacement contre des insectes ravageurs de grandes cultures arboricoles et horticoles.

Notre premier objectif est de lutter contre la mouche de l'olive, Bactrocera Oleae, principal bioagresseur de l'olivier.

Le projet Athenolive

Cearitis se propose de lutter contre les bioagresseurs de manière éco-responsable et sans utilisation de produits chimiques.

Le projet Athenolive concrétise cette volonté et applique la technologie innovante de Cearitis pour lutter contre la mouche de l'olive, Bactrocera Oleae. La mouche de l’olive est le plus important des ravageurs de l’olivier. Sa localisation géographique ne se limite pas à notre territoire national mais s’étend sur tous les continents du globe. En pondant ses œufs dans les olives, Bactrocera Oleae altère les propriétés organoleptiques du fruit des oliviers et engendre entre 5 et 30% de perte de récolte chaque année.

La mouche de l'olive, Bactrocera Oleae

Notre objectif

La stratégie de lutte de Cearitis utilise les mécanismes sensoriels présents entre la mouche de l’olive, Bactrocera Oleae et l’olivier pour les inverser et en faire un leurre efficace.

En effet, des substances appelées kairomones sont présentes à la surface des olives et agissent comme un attractant spécifique à la mouche de l’olive. D’autres part, lorsqu’une mouche pond son œuf dans l’olive elle laisse une trace de son passage et dépose un « jus de ponte » contenant d'autres substances. Ces substances masquent les premières kairomones déjà présentes sur l’olive et adressent cette fois-ci un message répulsif. Ce-dernier indique aux congénères que l’olive est occupée par une larve et empêche de multiples pontes par olive. L’objectif du projet Athenolive est de produire des solutions contenant respectivement des kairomones et des molécules répulsives agissant comme médiateurs attractif ou répulsif naturels. Plus généralement,

Cearitis tend à appliquer cette stratégie à n'importe quel ravageur de grandes cultures agricoles.


L'innovation

Le principe répulsif
Les substances répulsives émises par la mouche de l’olive, Bactrocera Oleae seront identifiées et intégrées dans une solution avec d’autres composants. La pulvérisation du répulsif sur les oliviers aura pour objectif de dissuader les mouches de l’olive à pondre leurs œufs dans les olives et agira comme un leurre pour troubler leur parcours de ponte.

Le principe attractif
Le piège attractif aura pour rôle d’attirer les mouches de l’olive, Bactrocera Oleae déviées par le système répulsif. Il diffusera une solution composée majoritairement de kairomones attractives identifiées à la surface des olives et spécifiques à Bactrocera Oleae.

Perspectives d'innovation

La piste de l’écologie chimique et l’utilisation des signaux sensoriels existant entre les insectes et les plantes, est une technologie qui peut être appliquée à de nombreux ravageurs pour les neutraliser. En effet, la mouche de la pomme Rhagoletis pomonella s’attaque spécifiquement aux pommiers. Elle engendre de lourdes pertes économiques et comme pour la mouche de l’olive, son éradication demande des traitements phytosanitaires. Pour contrer l’utilisation de pesticides et insecticides sur nos pommes, la technologie Athenolive pourrait s’appliquer sur la pomme à conditions d’identifier des kairomones de pommiers et des allomones déposées par Rhagoletis pomonella.

Où en sommes-nous ?

Actuellement, l'équipe de Cearitis travaille activement la preuve de concept en laboratoire. La fabrication de la solution attractive est en cours ainsi que la conception du système attractif. Nous estimons pouvoir initier les premiers tests sur parcelles d'oliviers dès cet été.

L'équipe de Cearitis recherche également des fonds pour financer les preuves de concept laboratoire et terrain, nécessaires au développement de l'entreprise. Nous espérons qu'une future incubation dans la région Occitanie nous permettra d'avancer les aspects techniques et commerciaux de Cearitis.

Nous contacter

Marion Canale
Email : [email protected]